Les axolotl ont toujours impressionné la communauté scientifique par leur capacité à régénérer leurs membres ou leurs organes, jusqu’à des parties vitales de leurs anatomie comme des parties de leur cœur ou de leur cerveau. Une équipe de chercheurs américains avaient entamé récemment des recherches visant à créer des compresses chirurgicales à base de peau d’axolotl (voir article ici). Une autre équipe, toujours américaine, à la Northeastern University de Boston, a découvert que l’axolotl pourrait également aider à soigner l’infertilité chez les humains, en particulier chez les femmes.

En effet, même après la destruction de la quasi totalité de leur ovaire, les axolotl femelles sont capables de les régénérer entièrement. Les cellules restantes deviennent des cellules souches (dédifférenciation cellulaire), se multiplient, puis se spécialisent pour reformer l’ovaire entier, intact et fonctionnel. Et il se trouve que les cellules des ovaires des axolotl et des humains sont très proches. L’équipe a donc décidé de cibler les mécanismes qui déclenchent la régénération chez les salamandres, dans l’espoir de pouvoir les reproduire chez la femme.

Evidemment, ces recherches n’en sont qu’à leurs débuts, et il faudra attendre encore quelques années avant d’y trouver une application concrète.

Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille le très intéressant livre d’Axel Kahn et Fabrice Papillon, Le Secret de la Salamandre (ici), détaillant tous les mécanismes de la régénération chez les salamandres, et la possibilité de les transposer aux humains.

RS

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