J’ai toujours été convaincu que pour comprendre un sujet, il ne suffisait pas de se renseigner sur le sujet en question. Chaque problématique comporte une multitude de problématiques connexes, qui influent, de manière directe ou indirecte, sur le sujet qui nous intéresse.

Ainsi, comprendre la salamandre sans comprendre son écosystème, son milieu et ses interactions avec d’autres espèces est impossible. C’est pourquoi je vais essayer, à travers cette série d’articles consacrée aux mares et à leurs habitants, de préciser ma connaissance du sujet.

Et, afin que les articles restent courts, pas trop pénibles à lire, et par pur plaisir, j’ai décidé de les écrire sous forme de poèmes.

Voici donc le premier de la série, consacré à la mare elle même, lieu privilégié de reproduction pour de nombreuses espèces :

 

Mare, Graal inespéré de bêtes à l’air hagard.

Tu fais quelques centimètres, ou un hectare, 

Dans des prairies lumineuses, ou des forêts noires, 

Immobile, silencieuse, mais torride lupanar. 

 

Sous ta surface, des danses envoûtantes,

Les vapeurs et la chaleur moite sont étouffantes, 

Tritons en rut et crapauds ou grenouilles qui chantent, 

Par douze degrés, l’atmosphère m’attire et m’enchante. 

 

Reste que mon âme est prude, je ne céderai pas 

Aux tentations de la chair, ce funeste appât. 

En ton sein la faiblesse est punie de trépas. 

 

Et puis,

Avec ton eau croupie et ta puante bouillasse, 

Tes grosses sangsues et tes larves voraces, 

Désolé de le dire, tu es bien dégueulasse. 

RS